Rencontre avec Max, un des leaders des Fifty Miles From Vancouver
C’était mardi au bar Le Papier Timbré à Rennes.

On a pu suivre les rennais de 50 Miles From Vancouver, pendant la tournée des Trans. Le groupe a quelque chose de particulier que l’on aime ! Fifty Miles nous plonge dans la noisy pop. 2 concerts concis et rythmés. So indie !
A l’Ubu aux Trans le samedi 3 décembre.
Rencontre avec Max, guitariste et chanteur des Fitfy, au bar le Papier Timbré
Depuis février, vous êtes 4 dans le groupe. A la base 50 Miles, c’est toi Max et Florent, 2 amis de Brest. 2 musciens vous ont rejoints, Pierre-Marie à la basse et à l’orgue, et Xavier à la batterie. Vous vous connaissiez, tu peux m’expliquer comment ça s’est passé ?
A Rennes, ça va assez vite. On est une bande de musiciens, on se connaissait, on allait se voir. Au départ il n’était pas trop question de prendre un batteur, on était content d’être à deux, sans batterie, avec ordi, d’être plus mobile, c’est plus facile, pour répéter…. Xavier et Pierre-Marie de Sudden Death of Stars ont voulu monter un projet pop 80, un peu twee / jangle, avec Florent au chant et à la guitare, mais ça ne s’est pas fait. Du coup, le groupe de pop, ça marchait aussi bien en nous rejoignant. On en a parlé, mais on s’est dit que si quelqu’un venait faire de la batterie, il fallait quelqu’un à faire du clavier et de la basse.
Une batterie, ça apporte plus de profondeur au son
On aimait bien le son de notre boite à rythmes, c’est froid, un peu sec … Mais esthétiquement, un batteur c’est cool à regarder aussi, ça apporte plus de profondeur au son. On a accepté de se mettre à 4, après avoir fait tourner notre formule à 2 assez longtemps pour être contents de passer à autre chose.
Comment se passe le travail de composition ? Qui écrit, compose ?
A la base c’est Florent et moi.
La question est venue pour la tournée des Trans, est-ce qu’on refait toutes les mêmes chansons ? Ca marchait pas, c’était un peu redondant. On a gardé la moitié des morceaux, et le reste, c’est une création plus à 4.
Et Eternal Youth, Eternal Fun ?
C’est Florent et moi. On était que 2 à ce moment-là. Florent compose la musique, des chansons assez brutes, il apporte les matériaux et moi j’apporte les paroles. J’arrange un peu ce que lui il compose, et chacun rapporte quelque chose.
Pour la tournée des Trans, il fallait produire ? Il fallait apporter d’autres morceaux..
On a dû en composer oui. On fait des compo’ à 4, compo’ qu’on n’avait jamais faites à 2 mais issues de démos que Florent a faites, tout seul sur son ordi.
Pour la compil’ des Trans, le morceau a été enregistré dans le salon de mes parents
Vous arrivez à trouver des moments pour répéter ?
C’est pas évident, Florent est en stage en alternance Paris-Rennes.
On a répété la veille de Josselin, c’est la 1ère date où l’on jouait à 4. On ne peut pas se retrouver tous les 2 jours.
Vous alternez au chant toi et Florent. C’est venu naturellement, vous choisissez vos morceaux ?
On se met d’accord, moitié moitié. On essaye de trouver un équilibre, ce sont 2 voix qui ne sont pas pareilles, les 2 manières plaisent, c’est moins monotone. Il n’y a pas d’égo.
L’identité sonore, c’est l’identité d’un groupe
Le 1er groupe de rock je l’ai fait avec Florent, on était 4. Après on a fait du shoegaze, à 3 avec un batteur et 2 guitares. Bon c’étaient des bonnes compo’, il y avait un truc déjà mais il faut un minimum de traitement du son …au niveau du son c’était très puéril… l’identité sonore, c’est l’identité d’un groupe..
Le mot shoegaze revient souvent à votre sujet. On trouve que sur scène, vous vous éloignez de ce courant. Les titres en live ne rendent pas tout à fait pareils : un côté plus pop avec l’orgue par exemple.
Quand on était 2, on démarrait sur beaucoup de bruit les concerts, et on finissait sur beaucoup de bruit. On essayait dans la mesure du possible de faire des nappes vraiment de fuzz, de trucs avec des pédales, d’enchainer des morceaux semblants avec des espèces de continuités bruitistes. Là je trouvais que c’était pas mal shoegaze. Depuis qu’on est 4, c’est vachement pop, indie pop, moins shoegaze. On n’a pas grand chose à voir avec My Bloody Valentine…
C’est shoegaze dans le son : des nappes, ça tourne en boucle, avec des guitares, de la réverb’ partout
Mais en même temps quand on joue bien et fort, c’est quand même shoegaze, dans le son. J’étais content que cet adjectif revienne, parce que je m’étais trop dit un moment qu’on faisait de la pop « trop facile à écouter », et ça ne m’aurait pas plu. Après la Roche, on se disait ça avec Pierre Marie, qu’il y avait des trucs pas mal shoegaze, des nappes, ça tourne en boucle, avec des guitares, de la réverb’ partout.
En même temps, on n’est pas le groupe qui tourne le dos au public, qui regarde ses pieds…ça serait chiant, à tirer la gueule.. (rires)
On a pu lire la référence au groupe US Surfer Blood, c’est une référence pour l’évolution du son du groupe ?
Au niveau des compo’, des cassures de rythme oui ; on a beaucoup écouté le 1er album.
Les copains m’ont dit que ça faisait penser à ça en écoutant la démo.
Influencés par Beach Fossils ? Crocodiles ?
Oui au début Crocodiles, la formule c’étaient 2 guitares, ça a été une grosse influence, maintenant moins. Beach Fossils toujours.
On sort un 45T en janvier, on a hâte !
Comment s’est fait la rencontre avec Jean-Louis Brossard ? Comment vous êtes-vous fait repérer ?
Xavier avait déjà l’expérience des filages à l’Ubu avec son autre groupe, il a contacté des gens de l’ATM pour qu’ils nous voient en concert, ça ne s’est pas fait mais ils nous ont proposé un filage à l’Ubu, ça a plu et voilà.
Un disque bientôt ?
On va sortir un 45T en janvier. On a vraiment hâte. J’espère que ça plaira au public.
Vous jouez le samedi à l’Ubu, à 14h30. Après, avant, tu iras voir des concerts ? Tu as repéré des choses ?
J’ai mon pass pour le parc expo, mais si les copains vont aux bars en trans, j’irais avec eux. C’est surtout être avec les copains. D’ailleurs, il y en a pas mal à venir pour nous voir jouer … c’est un peu stressant, un peu la peur de décevoir. Et puis nous, on joue le dernier jour, donc on va se tenir…
Tu es beaucoup sur Rennes et Brest. Est-ce que tu étais à la Route du Rock cet été ? Quels concerts as-tu aimé ?
Electrelane, c’était vraiment bien ! Crocodiles pas trop, je les avais vus déjà plusieurs fois, et c’était mieux; le groupe à la plage le dimanche, François and The Atlas Mountains, c’était vraiment un bon groupe…ah si Blonde Readhead ; Foals l’année d’avant, et War on Drugs il y a quelque temps…
Tu fais quoi dans la vie autrement ?
Je viens d’avoir mon Master de cinéma, je suis en recherche de stage, et je travaille à la bibliothèque universitaire.
Je fais du rock aussi avec Los Navajos. Je fais de la basse. C’est vraiment très bien. C’est un truc parallèle, pas le même style. Il y a un autre feeling entre les musiciens. C’est plus du rock. C’est moins cadré que la pop que je fais. Je retourne souvent du coup sur Brest.
On joue dans un bar là-bas après les Trans, au Cube à Ressort. Aussi avec les 50 Miles en janvier ou février. Faudrait que l’on trouve d’autres dates, j’aimerai jouer dans un bar, dans un mode crado, avec notre matériel brut, un truc plus sec…ça apporterait un côté plus direct, jouer au sambre…
J’aimerais faire Brest, Rennes, des trucs dans des bars, Paris.
Jouer aux Trans, c’est une carte de visite
Tu as des lieux préférés à Rennes ?
Le Sambre, avec la bande de copains, le Melody Maker….ça fait un moment que j’ai pas fait de concerts…ah si je suis allé à Nantes, à Stéréolux au festival des Inrocks, voir Cults .
Merci beaucoup à Max ! les 50 Miles jouent le samedi 3 décembre à l’Ubu à 14h30.









