New Music : The Aerial, interview
The Aerial est un projet assez jeune, ça fait plus d’un an maintenant que le groupe existe. Un quatuor originaire de Nancy. Rencontre avec Nicolas, Joe, Aleksi et Antoine
Vous êtes quatre garçons, est-ce que vous pouvez me parler de votre rencontre, comment le groupe s’est-il constitué ? (un chanteur prof d’anglais et 3 potes étudiants ??!)
NICOLAS : En fait nous racontons souvent cette histoire parce que déjà, elle nous fait marrer, mais en plus elle est atypique.
Au départ Alexis et Antoine étaient des amis d’enfance, ils faisaient ensemble de la musique depuis tout petit (genre dans l’orchestre de l’école, un truc affreux avec des reprises des Blues Brothers).
Je les ai rencontrés au lycée. A l’époque j’avais un groupe, et eux le leur. Nous étions, comment dire … en légère concurrence (rires).
De fil en aiguille nous nous sommes retrouvés à faire un projet ensemble, un truc de lycée quoi, sans prétention. Ce groupe nous a amené à sortir un album en autoprod, faire quelques jolies dates en régions et partir vivre 6 mois à Londres pour vivre au coeur de la culture qui nous plaisait.
Et c’est là-bas que … nous n’avons pas rencontré Joe. De retour en France pour reprendre nos études, nous avons décidé de monter un projet electro pop, influencé par ce voyage etc.
Alexis avait un prof d’anglais qui paraissait cool, alors il lui a envoyé un mail du genre « Salut, tu as l’air cool, tu veux chanter dans mon groupe ? »
On a bu des bières, on a fait notre première répète en secret dans la Fac de Nancy (la salle dans laquelle j’avais cours de littérature!) et voilà. The Aerial était lancé. S’en est suivi la colocation et d’autres choses que je vais vous épargner.
D’où vient le nom du groupe ?
ALEKSI : The Aerial ça sonnait pour nous. On aime le côté « aérien » mais ce n’est pas vraiment un choix très réfléchi. On laisse ça aux groupes intellos. Nous, on fait de la pop, on veut bouger nos fesses sur les beats electro en chantant « You are the only one on my mind » (rires) !
Sinon, c’est aussi une marque de lessive si tu cherches un peu, à une lettre près, mais justement c’est un beau défi. Peut être qu’un jour notre site sera devant celui d’Ariel sur google.
Comment définiriez-vous votre musique ? pensez-vous faire partie de la « French Touch » ?
ANTOINE : Notre musique peut être pop, pop electro. Elle peut être aussi hip hop, acoustique …
On a trouvé une solution pour expliquer notre musique, elle est comme tout ce qu’on aime des 60′s à aujourd’hui. Ca passe donc par la French Touch qui nous a beaucoup marqués au lycée. Mais nous ne revendiquons pas cette étiquette.
Nous sommes autant influencés par les Beatles que par Kanye West, par Kylie Minogue ou encore par New Order. Je ne pourrais pas choisir entre les Beach Boys et Friendly Fires par exemple.
Musicalement et vocalement, les 5 morceaux de l’Ep sont différents, entre pop, « Rushes », « Let it go », « Backseat Lover »,« Scaphandre & Papillons », une touche d’électro plus présente sur « Seeds of Doubt », voire même influence rap Us avec « Kick up the Fire »….
Comment se passe le travail de composition, de création ?
ANTOINE : Le CD que tu as reçu est une compilation de nos 3 premières Sessions. La première était plus « indie-pop » avec une grosse influence New Wave. Nous avons expérimenté l’electro et le hip hop sur la deuxième pour revenir à quelque chose d’entièrement acoustique sur la troisième.
Nous avons plusieurs facettes et nous voulions les explorer. L’EP qui va sortir en novembre sera la conclusion de cette première année d’existence. J’aime beaucoup le principe des Sessions qui sortent tous les 3 mois, tu peux voir l’humeur du groupe, ses envies, comparer, aimer quelque chose et pas une autre…
Pour composer nous jouons en répétition (guitare/basse/synthé/
Quels thèmes évoquez-vous , ou vous tiennent à coeur dans vos textes ?
JOE : Les textes sont simples. Pas de message politique, pas de sous-entendu. Ils sont vrais, francs, honnêtes. Ils parlent souvent de l’amour, mais un amour jeune, frais et excitant. Ils parlent de moi et toi. Lui et elle. Pas de grande histoire. C’est cru.
Vos influences ?
NICOLAS : Je t’en ai déjà un peu parlé. On a tous nos influences personelles, avec des groupes en commun (les Beatles, les Beach Boys, Friendly Fires, Tupac, Kanye West, Editors, Coldplay, Britney Spears ou encore Gainsbourg …).
Chacun pourrait t’en parler des heures. En ce moment j’écoute Cabrel, Balavoine et je ressors les CD de mon adolescence (pas si loin que ça…) : Alien Ant Farm, Primus, The Cure, New Order, Limp Bizkit …
Je suis influencé par la musique mais pas tant que ça, les moments de vie me marquent beaucoup, les bons comme les moins bons.
Vous avez crée votre propre label Kidults Records ? (un nom original au passage) Vous pouvez nous en dire un peu plus ?
NICOLAS : Kidults Records c’est venu assez naturellement. Je veux travailler dans ce milieu, je veux garder un pied dans la musique. J’ai recentré mes études vers ce milieu et j’apprends beaucoup avec le groupe. Je passe l’essentiel de mon temps à m’occuper de Kidults et de tout ce qui entoure The Aerial. J’ai l’occasion de me faire un réseau intéressant, de beaucoup apprendre et d’emmagasiner beaucoup d’expériences. Si The Aerial se professionnalise (tourneur, éditeur, attachée de presse et label), je reprendrais deux ou trois groupes lorrains pour les aider de la même manière que The Aerial. J’aurai sûrement des choses à apporter à mon niveau, puis je passerai « le bébé » quand je serai arrivé au max. Il y a plusieurs façons d’apprendre ces métiers : les écoles, le terrain, se documenter seul, les conférences, les rencontres … J’essaie de mêler un peu tout cela, sans prétention.
Pouvoir tout gérer nous-même en s’entourant de bénévoles qui apprennent avec nous est indispensable, c’est comme ça que l’on voit la musique. (Par exemple, nos ingénieurs son et lumières étaient étudiants l’année dernière et sont devenus pros, je pense que bosser ensemble a beaucoup aidé)
Après l’ep, un album bientôt ?
ALEKSI : L’album ce n’est vraiment pas dans nos projets. Déjà parce qu’il y a beaucoup à faire avec un EP (chroniques, démarchage etc) mais surtout parce que nous tenons particulièrement à ne pas faire d’album.
Le format est trop long, le support CD ne nous intéresse pas … Rester en studio pour 12 morceaux est un truc un peu risqué. Nous préférons sortir régulièrement de petits formats, avec des titres récents, actuels.
Pour nous un album est un boulet que tu traînes pendant 2 ans.
Mais nous avons conscience du fait qu’il reste une étape obligatoire. Nous souhaitons trouver un label intéressant, et je pense qu’à ce moment là l’idée d’un album sera abordée. A voir donc, mais tant que nous nous autoproduisons, JAMAIS !
Vous avez pas mal de dates (showcase fnac, tremplins, l’international..) quels sont vos projets ?
ANTOINE : Nos projets pour la fin de l’année sont la sortie de notre premier EP en novembre ainsi que de la version physique qui l’accompagnera en décembre. A partir de là, ça va devenir vraiment excitant de voir les retours de ces 4 quatre titres et de l’univers que nous allons proposer. Nous aimerions professionnaliser le projet et trouver un éditeur et un tourneur. Pourquoi pas un label, mais pas tout de suite, nous sommes bien en autoproduction (Kidults Records). Nous marchons à l’affectif et nous souhaitons prendre notre temps.
Nous travaillons, en parallèle du studio, nos sets live (électrique et acoustique). Nous enchaînons les résidences en octobre/novembre dans le but de nous préparer pour le tremplin du Printemps de Bourges et de proposer un set plus abouti. Nous souhaitons continuer à composer et à sortir des Sessions tous les 3 mois, toujours gratuitement. C’est indispensable, je pense, de ne jamais se reposer.
Vous avez déjà des vidéos très pro et très sympa de showcase acoustiques, un souvenir de concert plus sympa que d’autres ?
JOE : Clément Protto du Collectif « Les films Sonores » nous a accompagnés tout au long de notre tournée acoustique cet été, mais aussi en Studio à Liège. C’est une grande chance d’avoir rencontré un type comme lui. Et comme je te disais précédemment, nous marchons à l’affectif. C’est devenu un ami et quand il nous accompagne sur des gigs, c’est toujours très drôle. Il a quelques photos de nous qu’on ne peut pas montrer à tout le monde (rires) …
Nous n’avons quasiment que de bons souvenirs de concert ! J’ai particulièrement aimé notre premier concert acoustique dans le TGV cet été, c’était vraiment un exercice original.
Est-ce que vous avez prévu un petit tour par la Bretagne ?
JOE : Nous y travaillons ! Je pense que nous viendrons en showcase acoustique pour commencer, les vacances de février seront une bonne occasion de passer par chez vous !
Qu’est-ce qui tourne sur vos platines en ce moment ?
NICOLAS : Je n’écoute quasiment que les Beatles et les Beach Boys en ce moment. Quoi que… les parisiens de 1995 viennent un peu bousculer tout ça.
ALEKSI : Il y a un leak du dernier Coldplay qui vient de circuler, je vais écouter ça ce weekend!
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Merci beaucoup et on espère à très vite à Rennes !
En concert : http://www.theaerial.fr/
11.11.11 L’Autre Canal Support Kill The Young + The Tellers Nancy/FRANCE
26.11.11 FESTIVAL Sonic Visions/La Rockhal + THE DRUMS + YUKSEK + RUBIK Esch/Alzette/LUXEMBOURG
09.12.11 Les Trinitaires : + The Yupss Metz/FRANCE
18.12.11 Chez Narcisse + No One Is Innocent Val-d’Ajol/FRANCE
09.03.12 Le Trait d’Union + Guest Neufchateau/FRANCE









