Kim Novak en interview
Rencontre avant leur concert aux Trans Musicales.
Nous suivons les Kim et leur actu depuis un petit moment déjà. Un 1er album Luck and Accident est sorti en 2007, puis suivent en février 2011 un Ep autoproduit et un 2ème album The Golden Mean avec la signature chez le label Kütu Folk à la rentrée….Des festivals, notamment celui de Beauregard en 2010 pour nous… Bref, tout ça pour dire, que c’est avec impatience et joie que l’on attendait leur venue le samedi soir à l’Aire Libre.
Ils sont arrivés le vendredi aux TransMusicales, on a pu les voir jouer 2 morceaux dans le Hall 5 pour la radio FIP ! Cool !
Rencontre avec les 4 membres du groupe à l’espace médias à l’étage du Liberté le samedi 3 décembre :
J’étais au festival Beauregard en 2010, c’est là que j’ai découvert Kim Novak. J’ai vraiment adoré ce concert, j’en garde un super souvenir. Comment vous êtes-vous retrouvés là, vous pouvez nous en parler ?
C’est un festival impressionnant… Mogwai, Pete Doherty…ça sera la 3ème année, là. Dès la 1ère édition c’était déjà un festival qui comptait en France. Il y a une prog’ de malade, en 2010 les Local Natives, Phoenix, …
Nicolas (batteur) : Nous, on est du coin, donc du coup, Paul, qui organise le festival pense à des groupes locaux. On l’avait sollicité et il suit notre projet depuis le début et voilà…
Jérémie (chanteur) : Je me rappelle pour l’occasion, on avait fait venir un saxophone. On aime bien pour les grands événements, changer, faire venir des gens, proposer quelque chose de différent.
Pour ce soir c’est un peu pareil, « Kim Novak et ses choristes », vous pouvez nous en parler ?
Nicolas : Ce sont des gens qui font partie d’un groupe sur Caen qui s’appelle The Soulful Deviants, et qu’on avait vus en concert à l’occasion d’une soirée il y a un an. Quand Jérem avait évoqué l’idée de contexte particulier, on a pensé à ces personnes-là, qui s’avèrent être hyper à l’écoute, et qui ont l’habitude de travailler ensemble.
Donc là c’est vraiment pour les Trans ?
J : C’est pour les Trans mais peut-être qu’on déclinera ce projet-là pour des gros événements ; on en arrive à être 8 sur scène. C’est du temps, du boulot, logistiquement et financièrement aussi, donc c’est sur des événements majeurs que l’on peut se permettre celà.
Et vous avez mis combien de temps à travailler ce projet ?
N : Pas très longtemps, 2 semaines…mais on a bossé comme des tarés.
On sent vraiment une affinité avec Saskatchewan, un groupe de Floride, nouvelle signature chez Kütu : c’est une musique ensoleillée comme on a voulu faire sur le dernier album, je pense qu’il y aura moyen de faire des trucs ensemble.
Comment s’est passée la rencontre avec le label Kütu Folk ?
J : J’ai croisé Alex à Caen, qui joue dans The Delano. On est un groupe de la même génération. Nous on a sorti un 1er album chez Talitres et eux, avaient eu une histoire avec Talitres, où il y avait des connivences. Et du coup on s’est retrouvé à discuter, à échanger nos expériences de galériens musiciens et puis à la fin de la conversation, je lui ai glissé l’album, notre Ep, en disant c’était un peu différent que ce que l’on avait fait sur le 1er album. Il m’a rappelé quelque temps plus tard, genre au mois de mai…
N : C’est un super label. Ils sont exigeants. En 5 ans d’existence arriver à obtenir une carte blanche aux Trans…
C’est un label où il n’y a pas de faute de goût, ce sont que des groupes monstrueux…et là, la nouvelle signature, Saskatchewan, un groupe de Floride, je crois.
J : C’est marrant on sent vraiment une affinité, c’est une musique ensoleillée comme nous on a voulu faire sur le dernier album, je pense qu’il y aura moyen de faire des trucs ensemble, j’espère.
La couleur des morceaux a changé par rapport au 1er album. On a voulu montré que c’était notre direction, l’évolution naturelle du groupe.
Il y a plusieurs ambiances, et une richesse instrumentale, sur votre album The Golden Mean, qui comporte 15 titres. C’est assez rare aujourd’hui un format aussi long ?
N : Ca faisait depuis 2007 qu’on avait rien sorti et on avait envie de marquer le coup. On avait prévu 17 titres au début.
J : C’est pas un hasard en fait si on avait rien fait. La couleur des morceaux a changé par rapport au 1er album. On a voulu montrer que c’était notre direction.
Comment vous en êtes arrivés là, changement de direction musicale ?
N : Le changement est peut-être important pour les gens mais pas pour nous. Le 1er album est représentatif d’un certain genre de musique que l’on écoute et le nouveau, une autre partie de notre répertoire, de nos affinités musicales. Plus ensoleillé en fait, on ne voulait pas se retrouver enterré dans une esthétique. Pour nous c’est pas un virage, c’est juste une évolution naturelle.
Vous parlez de la scène américaine actuelle, quelles sont vos influences ? Ce que vous écoutez ?
On écoute beaucoup de groupes comme Local Natives, Girls, Animal Collective…
Animal Collective est un groupe qui arrive, à la fois, à renouveler la musique et à y insérer des influences comme les Beach Boys…, réussir à apporter du nouveau avec des références qui nous touchaient, ce n’est pas un truc qui nous arrive tous les jours dans un nouvel album.
Animal Collective, ils ont commencé avec des albums complétement obscurs et au final au bout du 4ème album, ils ont commencé à faire des trucs expérimentaux avec des morceaux très pop.
Comment se passe le travail de composition, d’écriture ?
N : Jérém amène tout, après il y a un travail de musique en groupe.
J : On a fait appel à des potes pour certains morceaux, pour les textes parfois je suis inspiré et parfois je rame… J’arrive toujours avec des bases, des accords, le plus important c’est la ligne de chant.
On est entouré de très bons musiciens dans le groupe, donc c’est d’autant plus facile d’arranger les morceaux.
D’où vient le nom du groupe ?
A la base, on avait un concert, on n’avait pas de nom, on a pensé à Kim Novak. On était dans l’idée de chercher un habillage de scène lié au rouge, et il y avait un film Pas de printemps pour Marnie d’Hitchcock, on pensait que c’était l’actrice Kim Novak, pas du tout. De fil en aiguille, on a gardé. (rires)
Vous avez une image de groupe rock indé très classe, c’est important pour vous ? Vous la cultivez, l’affectionnez?
J : Il y a eu une époque, avec Hugo, l’ancien bassiste, on se disait qu’il fallait qu’on trouve un truc, quand on arrive sur scène que les gens sachent que l’on est musiciens, on en avait parlé…
N : Il y a une volonté d’être sur scène, un peu classe. On est comme ça aussi dans la vie. Je me souviens qu’à une époque, avant que je n’arrive dans le groupe, à un concert que j’avais sonorisé de Kim Novak, les gens que je connaissais dans la salle, comparaient les Kim Novak à un ballet de danse, dans les mouvements.
Le sentiment amoureux est très présent dans vos textes. Un thème universel qui ne se tarit jamais selon vous ? Un sentiment qui vous habite avec les années qui passent ?
J : Le sentiment amoureux est quelque chose d’important, oui c’est un thème universel, qui est aussi dans les groupes que j’aime. D’ailleurs, on a une belle chronique dans Magic.
Vos projets pour 2012 ?
N : On est en train de préparer une tournée, on bosse avec un tourneur.
Un des objectifs des Trans, c’est aussi d’arriver de faire en sorte que cette tournée puisse « gonfler ».
Qui est derrière facebook et twitter ?
J : C’est le bassiste du groupe. On sait que c’est important aujourd’hui. Avant on était désorganisé au possible, et là tout le monde arrive à gérer. On est ultra-complémentaires. On bosse aussi avec Emilie, qui nous aide administrativement, et fait un boulot énorme, planning, des idées… (buzz production).
Un coup de coeur musical ? Sur les Trans ?
Kütu Folk !
Merci beaucoup !
En concert les 20 et 21 janvier à la Flèche d’or, à Paris, au Kütu Folk Records Festival
Interview réalisée par Sylvain G et Manue B










