Interview du label Kütu Folk

On a eu la chance de rencontrer St Augustine pendant les Trans Musicales.

François-Régis a répondu à nos questions dans l’espace presse du Liberté. Encore merci ! Le collectif clermontois Kütu Folk, en résidence à l’Aire Libre, a offert 5 soirées de haute volée et a marqué de son empreinte l’édition des Trans Musicales 2011.

Qui vous a contacté pour jouer aux Trans ?

Alexandre (The Delano Orchestra) a rencontré Jean-Louis Brossard à Rock en Seine, il avait entendu parler de nous. Ils ont discuté. Jean-Louis voulait mettre en avant le fait qu’en 2011 il y’a encore des gens qui ont des labels indés avec une démarche artistique assez forte…
Pour nous c’est un peu le cadeau du siècle.

Cela n’a pas été trop difficile de vous organiser ? Le Kütu Folk Band, c’est plus de 20 personnes sur scène…

C’est quelque chose que l’on a fait en 2009, une première mouture pour le Fnac Indétendances mais à l’époque on avait pas tous les groupes.. On s’est dit, un peu comme une utopie, qu’il faudrait avoir les groupes canadiens, américains pour l’occasion.. On s’est dit que cela allait coûter très cher mais on l’a quand même fait.
On a eu des aides, pas de l’argent mais pour l’organisation, de la part de la salle de concert la Coopérative de Mai et du Damier sur Clermont, une sorte de pépinière culturelle qui vient de se créer.

On a appris en juillet qu’on jouait aux Trans et dès la rentrée on a commencé à s’organiser. C’est Alex et Bertrand qui ont fait le boulot, ils sont plus dans la gestion du label. Je ne saurai pas faire tout ce qu’ils font. C’est vraiment eux qui ont organisé tout cela.

La signature sur la label des Kim Novak ?

Ils ne peuvent pas faire la résidence et le Kütu Folk Band par rapport à leur planning.
Cela s’est fait par Alex qui les a rencontrés à Caen, ça a accroché tout de suite, je connaissais que de nom au départ. Ils ont une évolution vraiment très intéressante par rapport à leur 1er album.

La scène Clermontoise, on sent une effervescence ?

La coopérative de Mai est vraiment un centre névralgique, c’est là que j’ai rencontré Alex de The Delano Orchestra.
Sans Leopold Skin ou The Delano Orchestra, je n’aurai jamais fait St Augustine. Ils m’ont poussé…
On est des privilégiés… Une fois par mois ils (La coop) nous laissent carte blanche pour faire le concert que l’on souhaite, c’est assez rare… On a notre bureau là-bas également, on aurait pas eu les moyens d’avoir ces conditions au départ.
Il y a le groupe Mustang qui marche bien également, il y a une bonne scène rock’n'roll, punk rock, électro aussi.

Tu habites Clermont ?

Oui bien sûr et jusqu’à la mort (rire). Tout part de là et le hasard fait que les 2 deux dernières sorties sont d’ici comme Dempster Highway.

On sent une ouverture du label musicalement, vous allez continuer ?

Oui bien sûr. Soso est une découverte de Bertrand de Pastry Case par exemple, lui il est plus branché hip hop, on amène nos trucs, il faut que les autres soient d’accord. On essaie d’avoir un côté égalitaire. C’est pas toujours évident, on s’engueule comme tout le monde mais c’est constructif.

Magic on leur doit vraiment beaucoup…

Christophe Basterra, on le sent proche de vous ?

Quand j’ai sorti mon 1er album, on l’a envoyé un peu partout, et là j’ai reçu un mail de sa part assez dithyrambique, il m’a chroniqué dans Magic.
Le hasard de la vie fait que l’on est proche maintenant…
Il nous donne des conseils, un regard extérieur… Il agit un peu comme une éminence grise.
Magic on leur doit vraiment beaucoup… Il y a Franck Vergeade (Rédacteur en chef de magic) qui est un fan de Garciaphone par exemple.

Vous allez jouer à la Route du Rock (rires) ?

Le directeur était là hier soir (François Floret).
On va toucher du bois… ce serait le rêve, c’est une référence pour nous.

Pour revenir à l’objet, les coutures sur les disques?

Cela vient de Leopold Skin et d’Alex de The Delano Orchestra qui un jour ont enregistré 4-5 chansons comme ça, de manière non réfléchie vraiment, pour en en éditer une trentaine pour les concerts. Ils voulaient faire une belle pochette et  Alex a eu l’idée de coudre et c’est parti comme cela… Il m’ a dit « regarde ce que l’on a fait, est-ce que cela te dit de monter un label ? »
Pour nous à la base, un label, c’était vendre 50 disques à Clermont.

Des vinyles bientôt ?

J’espère… Je vais sortir mon album au printemps 2012 mais il faut que l’on trouve quelque chose pour le vinyle, quelque chose de particulier pour nous distinguer, pas une pochette standard.

>> Rendez-vous à la Flèche d’or les 19 et 20 janvier 2012 avec une Kütu partyhttp://www.flechedor.fr

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