Bilan de la Route du Rock 2016 par la team de Pop is on Fire

6 rubriques dans ce bilan Rdr pour cette 26ème édition : les coups de coeur, les déceptions, les mentions spéciales, la claque, les découvertes et la carte postale du festival.

unerdrbilan

Une nouvelle édition de la Route du Rock qui a réduit la voilure avec un vendredi pop très attendu, un dimanche plus rock qui restera la meilleure soirée et un samedi dans le creux de la vague. Moins de découvertes, de fraîcheur, mais néanmoins plusieurs très bons concerts… Soutien aux organisateurs, l’année 2016 a été plus compliquée pour booker des têtes d’affiche de plus en plus chères ou pas disponibles.

Les coups de coeur

bilan1rdrSylvain Enfeu
Belle and Sebastian. Pur bonheur de revoir Stevie Jackson, le guitariste, j’adore ce type et le concert des Ecossais restera mon préféré de cette édition 2016 avec notamment le titre Judy and the Dream of Horses pour conclure le set. Génial.
Le concert de Lush qui a été une agréable surprise ! Miki était rayonnante et j’ai retrouvé mes guitares 90 s, le top !
L’énorme prestation du chanteur de Fat White Family le dimanche (au final la meilleure soirée).
Voir enfin Kevin Morby en groupe après 2 concerts en solo à Rennes.

Vincent
Comme prévu, Kevin Morby, en formule quatuor, a parfaitement lancé le festival, vendredi. 28 ans à peine, mais déjà trois albums solo et une setlist riche de classiques en devenir. Dommage que le garçon n’ait pas encore les moyens de tourner en Europe avec choristes et cuivres, comme il le fait aux Etats-Unis. Au rayon nostalgie, Belle And Sebastian, visiblement ravi d’être là, a également réussi son concert. Enfin, un des très bons moments du festival restera le concert de Fidlar, redoutable d’énergie communicative.

Manu
Je suis contente d’avoir revu Belle and Sebastian. La joie de Stuart et sa générosité sont communicatives. Tout semble naturel, faire monter les fans sur scène sans aucun débordement. Un beau moment pop ! C’est un plaisir aussi de retrouver Kevin Morby en début de soirée sous le soleil ! Je ne me lasse de le revoir en concert, en groupe cette fois. Une posture sur scène qui rappelle celle qu’il a avec son groupe The Babies, à gratter davantage et cheveux au vent ! Le set émouvant des Tindersticks, Stuart est vrai et j’adore regarder le batteur, il y a une belle connivence entre eux. Et enfin Lush, plus rock, ça fait du bien des guitares sur la grande scène.

Sylvain Plantard
En vrac mes coups de cœur vont aux planants Psychic Ills, au folk-rock de Kevin Morby, à la très grande classe de Tindersticks, aux revenants Lush et aux toujours déjantés Fat White Family !

Pierre-Yves
Lush. Attendus au tournant, le retour est une réussite. La magie opère toujours et les morceaux n’ont pas vraiment vieilli. On pourra juste reprocher à Emma Anderson et Phil King d’avoir un peu carrément fait la tronche pendant tout le set, contrairement à Miki Berenyi et Justin Welsh qui y ont vraiment mis du leur. J’ai découvert le groupe sur le tard, j’ose à peine imaginer dans quel état pouvait être un fan de base. Sinon le soleil, bien entendu !

Les déceptions

bilan6rdrSylvain Enfeu
Le concert de la Femme le samedi : je me suis clairement bien ennuyé. Etrange sensation, celle de ne pas être à la Route du Rock avec cette chenille en plein milieu du concert ?? Mon Dieu…
Savages. Je n’arrive toujours pas sur la longueur même si la chanteuse est impressionnante sur scène.
L’étrange concert trop propre de Minor Victories, cela n’a jamais décollé. Dommage.

Vincent
Il faut bien l’admettre : contrairement aux conditions météo, la programmation de cette 26e Route du Rock ne restera pas dans les annales. Un groupe, pourtant tout nouveau, incarne parfaitement l’impression de déjà-vu et d’ennui ressentie devant la plupart des concerts : Minor Victories. Soit l’alliance de trois représentants de la D2 du rock indé britannique (Slowdive, Mogwai et Editors) qui a logiquement fourni un set sans chansons et sans saveur.

Manu
La soirée du samedi. Je n’ai toujours pas compris l’engouement pour la Femme au vu de la pauvreté des textes… Et scander « est-ce que vous êtes rock ? » à quasi chaque début de chanson.. mmmm sans moi. Je comprends que les gens aient eu envie de danser après les Tindersticks mais là… Et le manque de découverte dans la programmation, j’aurais aimé voir davantage des petits groupes indie pop du moment. J’attends plus d’un festival indé. Je regrette d’avoir fait l’impasse sur la conférence de Christophe Brault sur le shoegaze mais l’appel de la plage a été le plus fort.

Sylvain Plantard
Le manque de renouvellement pour cette édition, si l’absence d’une vraie tête d’affiche a déjà été soulignée par les organisateurs, j’y ajouterais le fait qu’on avait déjà vu à la Route du Rock plus de la moitié des groupes présents sur la scène principale (8 sur 15 si je ne me trompe pas). Le plus révélateur ici étant pour moi Savages : sauf si l’on est fan, il n’y a pas de réelle saveur à les retrouver deux ans de suite.

Pierre-Yves
Fat White Family. J’étais à la base assez déçu par leur nouvel album, tellement assagi par rapport au premier que je voyais le coup arriver de loin. Et quand je me remémore la claque prise il y a 2 ans par les mêmes bonhommes, je suis loin d’avoir atteint un niveau de plaisir aussi intense. Ils ont supprimé la spontanéité pour se regarder jouer. Ça reste bon, mais loin de ce que j’ai pu voir.
Être obligé d’attendre encore un an, c’est toujours la grosse déception de l’année. Mais on commence à y être habitué.

Les mentions spéciales

bilan5rdrSylvain Enfeu
Aux organisateurs du festival. L’année 2016 n’a pas été simple pour vous mais cela va revenir. Ne lâchez rien.
A Sylvain P le photographe de Pop is on Fire (un grand merci pour tes belles photos) et à Manu.B pour les instants live avec ton smartphone ! Good job !!
A Fred et Régis pour l’organisation de Sports are Not Dead et au Pop is on Fire Football club éliminé en 1/4 de finale.
A la propreté des toilettes cette année.

Vincent
On pouvait espérer une claque, à la hauteur de l’album à paraître ce vendredi. Elle n’est pas vraiment venue lors du concert d’Exploded View, nouveau projet de la fascinante Anika. Mais une mention spéciale quand même pour le groupe, arrivé sur site quelques minutes avant le concert et donc privé de balance. A revoir dans de meilleures conditions.

Manu
J’ai apprécié l’accueil sur le festival, le sourire et la gentillesse des bénévoles. L’aménagement des lieux cette année était un peu plus restreint mais ça n’a rien changé pour apprécier les concerts : les deux scènes face à face étaient très accessibles, le stand des Balades Sonores et des labels aussi. Un plus pour les toilettes toujours propres !
Par ailleurs, les concerts proposés à la plage sont un réel atout pour le festival et j’ai aimé trouver des nouveaux badges Rdr.

Sylvain Plantard
Côté concerts, ma mention spéciale va à La Femme qui a su dynamiser le samedi, et probablement faire du bien aussi au niveau de la billetterie. Un concert peut-être imparfait, mais avec au final la meilleure ambiance sur cette édition.
Pour le reste j’ajoute une mention spéciale au niveau de l’organisation, je trouve vraiment que les conditions générales pour le festivalier s’améliorent d’année en année : le beau temps et la faible affluence ont peut-être aidé à se sentir à l’aise, mais on sent tout de même que les choses vont dans le bon sens. Un peu plus de choix au niveau restauration et ça serait parfait !

Pierre-Yves
Belle And Sebastian. Forcément quand on monte sur scène en plein concert et qu’on serre dans ses bras Stuart Murdoch -et qu’on attend ça depuis des lustres- on ne peut qu’être aux anges. Le concert en lui-même est tout aussi terrible, même si le choix des morceaux ne m’a pas semblé idéal, par contre l’interprétation oui. Difficile cependant de satisfaire tout le monde quand on doit choisir dans leur catalogue. La faible fréquentation ne doit pas forcément faire rire les organisateurs, mais pour les festivaliers, c’est un sacré confort à tous les points de vue.

La claque

Sylvain Enfeu
Pas de claque cette année.

bilan2rdrVincent
Haut, très haut au-dessus des autres, Julia Holter a survolé de toute sa classe cette Route du Rock 2016. Dimanche en fin d’après-midi, la chanteuse californienne, digne héritière de Joni Mitchell, a profité du soleil déclinant pour livrer un concert parfait, plein de folles harmonies et de montées poignantes. Virtuose, certes, mais jamais démonstrative, la musique de Julia Holter est totalement intemporelle et radicalement pop. Pas du tout rock, c’est vrai, d’où la surprise, voire l’agacement, d’une partie du public face à l’ovni. Dommage pour eux.

Manu
Pas de claque cette année. Espérons l’année prochaine.

Sylvain Plantard
C’est assez rare à la Route du Rock, mais pas de réelle claque pour moi cette année. S’il fallait tout de même sortir un nom ça serait Fidlar : des titres assez simplistes, mais un concert qui fait mouche, retournant le peu d’herbe qu’il restait devant la scène des remparts. Un vrai bon moment !

Pierre-Yves
La Femme. Clairement le meilleur concert du festival cette année. Les morceaux prennent une sacrée tournure sur scène. Vraiment dansant, juste à la limite du too much. J’étais idéalement dedans. La bière en général, dans et hors du fort m’a bien claqué.

Les découvertes

bilan7rdrSylvain Enfeu
Une seule découverte cette année : Exploded View. Voix envoûtante d’Anika mais un concert trop court. En espérant les revoir en salle cette année.

Vincent
Les trois jours de franc beau temps ont aussi permis de savourer à leur juste valeur les concerts de l’après-midi sur la place de Bon-Secours. Cette année, le festival avait invité trois groupes du label La Souterraine, qui réhabilite une certaine idée de la pop à la Française. Bonne pioche : Aguagascallo, Requin Chagrin et surtout Halo Maud ont été une parfaite bande-son pour prendre le soleil et se baigner.

Manu
Lush en live, très bon concert ! Et Exploded View, avec Anika, sa cold wave m’a plu et donne envie d’écouter l’album.

Sylvain Plantard
Sans hésiter Sleaford Mods, un concept très discutable sur le papier (deux personnes : l’un qui chante, l’autre avec une bière à la main qui se contente de lancer le son depuis son ordinateur), au final on passe un très bon moment, sans doute encore meilleur si l’on arrive à comprendre l’intégralité de ce que Jason Williamson balance… malheureusement pas toujours évident avec son accent !

Pierre-Yves
Sleaford Mods. Et l’expression emploi fictif prend tout son sens. Même s’il y a sûrement un sacré travail en amont, le concept du « j’appuie sur un bouton et je bois des bières » m’a bien bluffé. Le tournoi de foot de S.A.N.D. pour ma première participation. Bonne ambiance, et bonne idée. Bravo Fred.

La carte postale du festival

bilan3rdrSylvain Enfeu
Se baigner dans la piscine pendant le concert de Requin Chagrin le samedi après-midi ! Whaouh, bonheur.

Vincent
Forcément, la scène de la plage et les remparts de Saint-Malo, vus de la piscine de Bon-Secours.

Manu
La belle image en tête cette année est d’entendre Requin Chagrin en se baignant dans la piscine de la plage de Bon -Secours. Du grand bleu et de la musique indé !
Dédicace spéciale à Stéphane qui a manqué cette année à la Rdr.

Sylvain Plantard
Le concert de Requin Chagrin sur la plage, la mer en arrière plan… et sous le soleil ! Un instant de détente dans un cadre typiquement estival : il y avait pas mal de monde et il fallait se faire une place entre les serviettes, mais cela valait le coup.

Pierre-Yves
Le requin gonflable de Requin Chagrin. L’animal a pris de sacrés pains, mais s’est toujours relevé…

Merci la Route du Rock et à très vite !




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2 commentaires

  1. jasonf
    19/08/2016 at 12 h 55 min — Répondre

    Un gros point noir, le bras de la caméra d’ARTE TV … en plein milieu du champ de vision de la scène pour les spectateurs présents …

  2. Pimj
    19/08/2016 at 14 h 26 min — Répondre

    J’ajouterais à ce compte-rendu un mot sur la performance de Battles qui a clôturé en beauté la soirée de samedi après les pénibles Suuns. J’avais raté leur concert lors de l’édition 2011 (pour cause de jambe plâtrée) et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu par cette session de rattrapage : une batterie énorme, des boucles jouissives et un concert qui apporte une réelle plus-value à leurs disques remarquables. Je vous trouve assez durs avec La Femme qui a mis le feu au Fort St Père et assuré la meilleure ambiance de ce week-end. Il me tarde d’écouter leur deuxième album. Comme prévu, Savages a assuré. La différence avec leur prestation de 2015, c’est qu’entre temps, le second album est sorti, et c’est avec une oreille nouvelle que j’ai apprécié cette déferlante de tubes noirs dont leur parfait « Adore Life » regorge. Il semble loin le temps où je découvrais la jeune Camille Berthomier au sein du duo John & Jehn lors de la route du Rock Collection Hiver 2009… Par contre, pourquoi quand elle parle français, prend-elle un accent de rock star anglo-saxonne ? Faut pas oublier qu’elle s’appelle Camille et qu’elle est née à Poitiers ! Enfin, j’ai adoré Lush (et moi qui dans les 90’s qui regardais le Hit-Machine sur M6 plutôt que d’écouter leurs albums…), Belle & Sebastian (sans surprise) et Kevin Morby (quel talent !). Ma grande frustration concerne Tinderstinks… Le public était tellement clairsemé et inattentif que les bavardages couvraient presque la voix de velours de Stuart A. Staples. Je garde un bien meilleur souvenir de leur prestation nocturne de 2008 qui avait laissé bouche bée l’assistance malouine.

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