Chronique d’album – Oscar / Cut and Paste

Par Gille Pierre-Yves

L’album s’ouvre donc sur Sometimes, qui fait assez vite penser à Blur, tant au niveau orchestration que mélodie.

Oscar_-_Cut_and_PasteOscar n’est pas vraiment un inconnu puisque son EP sorti en 2015 (Beautiful Words) m’avait clairement tapé dans l’oeil. On peut donc dire que j’attendais le bonhomme au tournant. Dès la première écoute de Cut and Paste, le constat est clair : le passage à l’album est réussi.

Pour commencer, Oscar avec sa voix reconnaissable entre 1000 appose sa signature dès les premières secondes de chant. Ensuite sa musique, qui arrive à allier un côté extrêmement entraînant avec une haute charge émotive incarne une certaine vision de la pop à laquelle il est difficile de résister.

L’album s’ouvre donc sur Sometimes, qui fait assez vite penser à Blur, tant au niveau orchestration que mélodie. L’influence se vérifie d’ailleurs tout au long du CD. Ici l’addition d’une voix féminine sur quelques parties de couplets ou du refrain a le mérite de rajouter directement une touche de diversité.
Vient ensuite Be Good, bien plus calme, et aux sonorités légèrement plus exotiques. Sonorités que l’on retrouvera subtilement distillées au cours de l’écoute des autres morceaux.

Feel It Too est dans la droite lignée de ce que l’on a déjà entendu, avec un refrain qui reste en tête longtemps… très longtemps.
Good Things prouve quand à lui une fois de plus la maîtrise mélodique d’Oscar. Les mots collent parfaitement à la musique. Les légers changements de rythme font osciller l’intensité du morceau tout en restant dans le registre de la balade.
Au tour de Only Friends de distiller sa douce pop. Peut-être un morceau un peu plus quelconque, mais difficile de sortir du lot quand on est entouré de pépites.
Sur Breaking My Phone, on a droit a quelque chose de plus musclé, la partie rock de l’album, qui reste cependant en cohésion avec le reste
Daffodil Days continue de jouer avec les codes du genre tout en saturant un peu plus les guitares. On passe du côté power-pop.
La touché mélancolique de l’album viendra du morceau Fifteen où la rythmique langoureuse fait clairement ressortir le sentimentalisme. Enregistré avec le craquement d’un 45 tours, Oscar nous dit quand même: « and i want to die / its how you make me feel ». Tout un programme.
Beautiful Words est le morceau par lequel j’ai connu l’artiste. Sorti sur le premier EP, j’étais tombé directement amoureux de ce son. Le réécouter ici ne change rien à mon analyse, ça reste excellent.
Le CD se clôt avec Gone Forever. On y retrouve les nappes de synthés présentes un peu partout et qui s’affirment comme une des empreintes d’Oscar. Le titre, au refrain religieux sonne la fin de la messe.

Oscar réussit le pari d’imposer, dès son premier album, un son parfaitement identifiable, une sorte de « patte ». Là où d’autres peinent à se démarquer, l’artiste nous dévoile ici directement un monde bien à lui. Même si bien sûr, on retrouve ses influences, difficile de dire qu’on est dans la redite.
Pas là peine donc de s’éterniser à vanter les mérites de Cut And Paste. On peut sauter dedans à pieds joints sans hésitation. Si on veut chipoter, on pourra lui reprocher un visuel quelque peu criard, dont je ne suis pas forcément adepte. Mais c’est vraiment pour chipoter.

EN TOURNÉE :
02/07/2016 Festival Rockorama Toulon
05/10/2016 La Lune des Pirates Amiens
06/10/2016 Badaboum Paris

Date de sortie : 13 mai 2016
LABELS : PIAS, WICHITA
Tracklist :
01. Sometimes
02. Be Good
03. Feel It Too
04. Good Things
05. Only Friend (feat. Marika Hackman)
06. Breaking My Phone
07. Daffodil Days
08. Fifteen
09. Beautiful Words
10. Gone Forever




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