Des Roses en interview avant leur concert au Festival Nøthing à Rennes

Leur nouvel ep Sideways, Strange Ways est en écoute, avec la vidéo du très bon morceau Tell Me When, Tell Me Where.
Avant leur passage à Rennes le vendredi 12 février dans le cadre du Festival Nøthing (12 et 13 février à Rennes, au Bar’Hic), Louis et Suzanne, du groupe Des Roses, se sont prêtés au jeu des questions.

Notre premier souvenir musical ? les Beatles ! Dans la voiture de notre mère en direction Piriac en écoutant Obladi Oblada qu’on exigeait inlassablement.

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Des Roses est un groupe dream pop nantais, vous avez sorti sur bandcamp un 1er ep de 3 morceaux en 2014, et le nouveau est en écoute. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Comment êtes-vous venus à la musique, comment s’est formé le groupe ?
Louis : Au début le groupe était un trio et est devenu un duo cet été. Des Roses est maintenant un duo de frère et soeur et nous avons des amis qui nous accompagnent sur scène. On a tous les deux commencé la musique assez jeune. De mon côté, j’ai joué de la batterie à l’âge de sept ans et ensuite de la guitare au tout début de l’adolescence, et Suzanne a commencé par la basse à l’âge de 10 ans puis joue de l’orgue depuis 2 ans. On avait d’ailleurs un groupe tous les deux quand nous étions adolescents donc pour nous c’était une évidence de continuer sous cette forme-là.

Il y a maintenant une batterie et plusieurs synthés, ce qui change radicalement de la boîte à rythme mais qui nous permet d’explorer plus de sons et peut-être d’avoir un set plus vivant et chaleureux.

Le trio a évolué. Est-ce que cela a eu un impact sur la composition, sur la création des morceaux de votre nouvel ep ? Comment pensez-vous la scène désormais ?
Suzanne : Non, même si les décisions sont maintenant prises à deux, le processus est toujours le même. On est très complémentaires. Louis s’enregistre beaucoup et dès qu’il a un morceau à peu près fini, il me fait écouter sa chanson et ses mélodies de voix qu’on peaufine avec des choeurs. Pour ma part, lorsque j’écris des chansons je les enregistre avec mon orgue et ma voix afin de les présenter à Louis qui les arrange pour ensuite me les faire écouter et les finaliser tous les deux. Quant à la scène, comme Louis disait, nous sommes accompagnés par des copains donc c’est un travail complètement différent qu’on a eu à faire étant donné que les morceaux étaient déjà entièrement composés. Il y a maintenant une batterie et plusieurs synthés, ce qui change radicalement de la boîte à rythme mais qui nous permet d’explorer plus de sons et peut-être d’avoir un set plus vivant et chaleureux.

Qu’évoquez-vous dans vos chansons sur ce nouvel ep ? Y-aura-t-il bientôt un album ?
On trouve trois morceaux sur cet EP mais le dernier titre Atlas // Marie Love est en fait composé d’une chanson suivie d’une pièce instrumentale. La plupart du temps, les paroles abordent des sujets qui remuent nos vies d’humains, les relations parfois compliquées avec l’autre ou le rôle que la musique peut jouer dans nos vies par exemple. Nécessairement, l’album est présent dans nos têtes étant donné que c’est notre deuxième EP mais nous préférons prendre le temps d’y réfléchir et ne pas se précipiter.

On aime aussi beaucoup les musiques expérimentales comme le noise ou le drone qu’on aime aller découvrir au Blockhaus à Nantes le vendredi soir.

Nous ne sommes pas sans penser à Beach House quand on entend vos morceaux. Quelles sont vos influences ? Qu’est-ce que vous écoutez, aimez ?
Louis : Les artistes qui nous influencent dans Des Roses sont plus ou moins les mêmes pour moi et Suzanne. On pense notamment à The Jesus & Mary Chain, Slowdive, Tame Impala, The Thrills ou encore HAL, The Beatles et Elliott Smith. La musique pop est celle qui nous nourrit et qui nous inspire le plus mais nous aimons aussi particulièrement la new wave, le glam rock, le shoegaze et beaucoup d’autres « genres ». On aime aussi beaucoup les musiques expérimentales comme le noise ou le drone qu’on aime aller découvrir au Blockhaus à Nantes le vendredi soir. Ils mettent en place un set d’une demi-heure précise d’un artiste expérimental et c’est plutôt intéressant de s’y rendre. Ces découvertes hors du commun inspirent aussi énormément notre musique.

Pourquoi ce choix de faire une reprise d’un morceau de Polnareff ? (ça change de votre reprise des Stone Roses)
Comme on le disait avant la musique que nous aimons est très variée et certains artistes français comme Polnareff ou même Souchon font partie de nos références. C’était aussi stimulant de réinterpréter cette chanson avec notre son et nos idées sans détruire la chanson qu’on aime.
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Vous êtes sur la compilation du collectif Nothing, comment les avez-vous rencontrés ?
C’est grâce à la rencontre avec Nicolas Jublot notre manager que nous avons atterris dans Nothing. Yann de Venera 4 nous a découverts et nous a proposé d’intégrer ce très chouette collectif. Il nous permet de s’entraider, jouer ensemble, de mettre en place un réseau un peu partout en France.

Vous avez joué à l’Espace B en 1ère partie de Death & Vanilla, un souvenir ?
C’était le dernier concert avec Ana donc malgré l’excellence de Death & Vanilla et le super public, ce n’est pas le meilleur souvenir de concert que nous pouvons avoir. A part ça, l’Espace B est une très chouette salle et le groupe est très bon et très gentil.

Vous avez d’autres dates de concert hormis le 12 février à Rennes ?
Oui nous serons justement le 10 mars 2016 à l’Espace B en ouverture du groupe New Yorkais Cigarettes After Sex ! On est absolument fan de ce groupe donc c’est un plaisir immense de jouer avant eux. Il y aura d’autre dates qui seront annoncées plus tard !

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Est-ce que vous avez eu des coups de coeur musicaux en 2015 ? Des attentes pour 2016 ?
L’énorme coup de coeur que Louis et moi avons eu cette année est sûrement le « Currents » de Tame Impala. On l’a découvert cet été pendant notre saison à l’Ile d’Yeu et cela a été un réel coup de coeur car les mélodies sont très belles, les arrangements très surprenants par rapport au Tame Impala de Lonerism et on admire beaucoup le fait que tout sorte de l’esprit d’un seul et même homme.
Pour 2016 on a vraiment très hâte d’entendre l‘album d’Explosions In The Sky et celui de Daughter qu’on n’a pas encore écouté.

Dans nos rêves on joue au Austin Psych Fest en Mai, Primavera en Juin, La Route du Rock en Août et Pitchfork fin octobre !

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Quels festivals aimez-vous ? Où rêveriez-vous de jouer ?
Au niveau de la programmation, on aime beaucoup la Route du Rock et les Transmusicales. Dans nos rêves on joue au Austin Psych Fest en Mai, Primavera en Juin, La Route du Rock en Août et Pitchfork fin octobre !

Quel est votre premier souvenir musical ?
Les Beatles étant le groupe que nous aimons plus que tout, nous partageons le même premier souvenir musical. Dans la voiture de notre mère en direction Piriac en écoutant Obladi Oblada qu’on exigeait inlassablement.

En concert :
le jeudi 11 février au Ferrailleur à Nantes avec Triceps et Djokovic
le vendredi 12 février à Rennes au Bar’hic avec San Carol et The Same Old Band
le jeudi 10 mars à l’Espace B à Paris avec Cigarettes After Sex




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