Carnet de voyage : Sufjan Stevens au Grand Rex

Mardi 8 septembre : retour sur l’escapade parisienne de Pop is on Fire en 17 photos.

Nous ne pensions pas y être, et à la fois, il était impossible dans notre esprit de manquer Sufjan en concert ! Nous avions réussi à trouver nos places la semaine précédente alors que le concert affichait complet depuis bien longtemps. Une grande excitation flottait dans l’air dans l’attente de cette soirée.
Ce n’était pas un déplacement anodin : départ gare de Rennes le mardi à 15h et arrivée devant la salle du Grand Rex en plein centre de Paris à 18h.

Il y avait déjà du monde pour les places du 1er rang en orchestre… Le concert était assis non placé dans la catégorie choisie, dans la très belle salle de spectacle et cinéma du Grand Rex de plus de 2700 places. On patiente en terrasse au bistrot d’en face en jetant un oeil à la file d’attente qui s’allonge. 19h15 on file. Installés au balcon, vue imprenable sur la scène : un peu loin par rapport à nos habitudes. La 1ère partie avec Madisen Ward & the Mama Bear démarre dans un style blues country qui n’est pas trop le nôtre.

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Enfin Sufjan entre et la grande messe hypnotique commence ! Il est entouré de quatre musiciens et de la chanteuse choriste Dawn Landes. Les morceaux du dernier album Carrie & Lowell sont joués. On est aussi heureux de retrouver le Sufjan folk, seul à la guitare. La fin des titres est réorchestrée, plus relevés, plus prenants. Sufjan accorde une place de choix à la choriste : on aime leur duo, la voix de la jeune femme en écho. L’impression au milieu du concert d’être dans une chapelle, d’assister à une messe, un moment de recueillement, nous effleure l’esprit. Sur le morceau plus long, électro, le temps a semblé s’accélérer, la nostalgie s’envoler, une rédemption peut-être… Viennent ensuite des morceaux antérieurs, comme The Owl and the Tanager (All Delighted People) et aussi Vesuvius pour le plus grand plaisir des aficionados. Sufjan sait nous toucher, par son charisme, sa voix, sa fragilité aussi quand il se plante et se rattrape sur deux morceaux. La projection vidéo et le jeu de lumières participent à la beauté du set. Un seul rappel, 6 morceaux, dont les splendides Concerning the UFO de l’album Illinois et To Be alone with you de Seven Swans qui nous donnent des frissons, et le rideau tombe avec Chicago. On aurait aimé que la soirée ne s’achève plus. Le tour au merchandising est rapide : décevant (vinyle à 25 euros et tee-shirt sans intérêt). Une affiche de contrebande fera notre affaire pour 2 euros ! Impossible d’aller dormir après ça ! Verres en terrasse dans le 18ème et un bonsoir au Sacré Coeur.

Nous ne repartons de Paris que le lendemain, et profitons grâce à notre ami Stéphane de ce mini week-end volé, pour  déambuler à Montmartre. Retour Rennes 17h, un brin triste et déjà nostalgique




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