Route du Rock : retour sur la soirée de vendredi

Le temps de retrouver tout le monde, de rassembler nos petites notes et de vider nos cartes mémoires, et voici la première partie du retour de la Popisteam sur l’édition 2011 de la Route du Rock été. Premier épisode : le récit d’un chouette vendredi.

– compte rendus vendredi – samedi – dimanche
– reportage off page 1 – page 2
– la rencontre avec les labels indés
– bilan : nos tops et flops
– Interview : un indie agriculteur à la Route du Rock

Vendredi – Foot is not Dead et Botibol (par Manu)

Ambiance détendue sur la plage du Grand Palais pour l’ouverture de cette édition été de la Route du Rock 2011. Les équipes de Foot is not dead se préparent, pendant que se joue le match de Dodgeball. La team de Popis arrive sur un morceau de Battles ! Cool.

Bénévoles, festivaliers et organisateurs se côtoient. Un bon moment pour lâcher la pression avant le début des concerts au Fort Saint-Père. L’équipe de prod’ de la Route du Rock, avec ses maillots du Stade rennaisFrançois Floret avec le numéro 9 – s’est fait éliminer en demi-finale. Le podium final : l’équipe Spiral Jetta Recordings, suivi par Les Chèvres du Foot, Fmr.info.

De l’autre côté de l’intramuros, sur la plage du Bon Secours, la jeune Dj Ethel mixe : un set très sympa. Les vacanciers et festivaliers sont installés sur des transats sortis pour l’occasion, et écoutent un morceau de PJ Harvey. Une heure de mix rock indé : on se prend au jeu d’essayer de trouver les titres passés : New Order, Grizzly Bear…

Place ensuite au label lillois Hip Hip Hip avec Jeff et Guillaume, que l’on avait rencontrés à l’occasion du concert du groupe anglais les Screaming Maldini à Rennes. Une playlist sympa qui donne envie de bouger ! Même la bruine bretonne qui commence à tomber ne nous gâche pas ce moment : un air de festival estival souffle. On croisera Antoine Pasqualini, le leader d’Arch Woodmann qui va piquer une tête (il est batteur aux côtés de Vincent Bestaven de Botibol). C’est tentant d’aller se baigner.
Pop under the Water avec Botibol…. pour quelques morceaux seulement, car le soleil pointe son nez !

On est content de pouvoir voir en live Vincent Bestaven, et Antoine, depuis le temps que le premier album du Bordelais, Born from a Shore, tourne sur la platine. Le soleil revient et le public arrive un peu plus sur la plage. Les morceaux, Dancers, Jo Cowboy, Oh Son…s’enchaînent à la guitare folk et le duo Botibol nous prend par la main pour nous emmener en balade. On passe de morceaux mélancoliques à une pop plus légère. Vincent prend le temps de dire quelques mots, en raccordant sa guitare. Puis vient le morceau Through the Mountains : on aime l’enthousiasme d’Antoine à la batterie. Ça fonctionne !

Et là on prend conscience que la Route du Rock 2011 vient de commencer ! On fera le chemin vers le fort sur « We are Foxes », en fredonnant « Sur le goudron brûlant, nous courons vers la mer ! »

Anika (par Vincent)

Après une charmante (quoique légèrement humide) après-midi à Saint-Malo, on presse le pas pour ne pas rater Anika, qui ouvre la première soirée du festival. Pas forcément le concert le plus évident à rapporter : on arrive au Fort, on retrouve des têtes connues, on a envie de fouiner, de prendre ses marques. J’avoue donc avoir porté une attention toute relative à la performance de l’Allemande.

Quelques impressions en vrac, tout de même. La jeune femme, jolie poupée de porcelaine, semble légèrement paniquée d’être là, cela se lit dans ses yeux. Sa voix grave, réhaussée d’un court delay, et son verbe monocorde et légèrement hachée sont plutôt agréables à mes oreilles. La jeune femme a du goût, le choix des reprises, qui forment une part substantielle de son répertoire, le prouvent. Certaines sont très réussies (I Go to Sleep, piquée au Kinks), d’autres plus tirées par les cheveux (La version dubisante du Masters of War de Dylan.) Plus globalement, le projet musical est un poil trop conceptuel à mon goût. Intéressant, mais glaçant.

Sebadoh : deux concerts pour le prix d’un (par Sylvain G.)

Inutile de préciser que c’était le concert que j’attendais le plus cette année. L’album Bubble and Scrape ayant tourné en boucle sur mon walkman, en 1993 au lycée.

On notera tout d’abord le look “anti-star” du trio américain, Sebadoh joue live à la RDR comme si il jouait dans son garage : aucun superflu, juste de la musique et de la très bonne bien sûr.

C’est une première pour moi ce soir, je n’ai jamais vu le groupe et ce qui m’impressionne le plus, c’est l’alternance entre Lou et Jason. Le premier cité commence le concert à la guitare et au chant, les chansons sont mélodiques, légèrement mélancoliques. Lou passe ensuite à droite de la scène pour se consacrer uniquement à la basse, un autre concert commence : Jason hurle dans son micro, joue vite, l’urgence est là.

Les grosses lunettes noires de Lou Barlow tombent, sa basse lui échappe des mains mais il se récupère et termine de jouer à genoux. Incroyable, il prend autant son pied en retrait avec sa basse qu’au chant.

La setlist va ravir les fans : Rebound, Skull, Sister, Careful, Licence to Confuse ou encore Freed Pig seront jouées. Le dernier titre sera Give Up, une véritable tuerie sur scène avec son “Money, money, more money” entrecoupé par de grands coups de batterie ! Voilà bien un groupe qui ne s’est pas reformé pour l’argent et cela se voit…

Electrelane, retour gagnant des filles de Brighton (par Sylvain G.)

Malgré un début de concert poussif, la faute à une recette parfois trop utilisée par le groupe sur scène comme sur disques (ce mélange de claviers/guitare sans chant et assez expérimental qui peut lasser), Electrelane a réussi son retour live (rappelons que le groupe vient de se reformer après une pause de 4 ans).

Le concert électrique et énergique, pour moi, ne démarre véritablement qu’avec le titre “To the East” du dernier LP en date. En effet, quand la chanteuse quitte enfin ses claviers pour monter en 1ère ligne armée de sa guitare et interprétrer un titre de “The Power Out” (leur meilleur album ?), le bonheur est là. Je reprends en choeur avec elles les “ouh ouh” de leur tube indie pop “On Parade”.

Une reprise, très bien réalisée, de Bronski Beat, Smalltown Boy, apportera également une touche de nouveauté à leur set. Par contre, pas de Oh Sombrace soir. Dommage.

Mia Clarke, la guitariste toujours aussi jolie et située à gauche de la scène (comme par le passé), nous offrira son petit solo de guitare en fin de concert.

On aime toujours autant et on attend un nouvel album !

Mogwai (par Maxime)

Le groupe aime la Route du Rock et ça se voit. Leur concert a été comme à leur habitude maîtrisé de bout en bout. Les guitares précèdent toujours une basse brute et explosive. Lorsqu’on les a déjà vus plusieurs fois, leur setlist n’a plus de secret. Ils ont réussi à livrer vendredi soir la meilleure version live de I Love You I’m Going To Blow Up Your School (I’m Jim Morrison, I’m Dead) que j’ai pu voir et ont réitéré un de leurs coups de grâce, avec un Mogwai Fear Satan qui avait déjà fait vibrer le Fort en 2001. Assurément le meilleur concert de la soirée.

Suuns (par Maxime)

Depuis leur passage à l’édition hiver de cette année, tout le monde attendait monts et merveilles des Canadiens. On a eu l’un sans l’autre. Un bon concert avec l’énergie d’Arena, Armed For Peace, PVC et Sweet Nothing. On a même eu droit à Optimist, issu de leur premier maxi. Mais leur prestation a été moins marquante que leur première.

Julien Perrin, traducteur officiel du festival, a demandé au groupe en conférence de presse s’ils allaient revenir pour la prochaine édition hiver. Ils ont répondu par la négative en indiquant qu’il devaient travailler de nouveaux morceaux. On ne peut que les encourager dans cette voie.

Etienne Jaumet (par Vincent)

La dernière fois qu’on avait croisé Etienne Jaumet IRL, il racontait la fabuleuse histoire des synthétiseurs et autres boîtes à rythme aux enfants (et aux adultes qui les accompagnaient). C’était il y a quelques mois, au festival rennais Electroni[k], et c’était très marrant. Vendredi soir (samedi matin de très bonne heure, pour être précis), on a finalement pu apprécier la mise en pratique de la science toute particulière du professeur Jaumet.

De loin, car la petite scène (celle dite “de la tour”) qu’il inaugurait était totalement prise d’assaut. De l’électronique vintage, aux références assumées (Jaumet, sous son alias Zombie Zombie, a, il y a peu, revisité les musiques composées par John Carpenter pour ses films) et finalement plus dansante qu’on ne l’attendait.

Aphex Twin (par Maxime)

Le “mozart de l’électro” était l’un des noms sur lequel de nombreux espoirs étaient fondés. Même si Richard D. James propose souvent un set en fonction de l’humeur du moment, on attendait un Windowlicker ou un Come To Daddy.

Rien de tout ça, les morceaux joués à l’instinct ont été le plus souvent très denses et compliqués. Alternance de génie et d’ennui après dix premières minutes à la limite de la cacophonie. Déroutant.

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