Les concerts du Primavera sound festival

Retour sur les concerts de Pulp, Pj Harvey, The National, Belle and Sebastian, Fleet Foxes, Yuck, Pajaro Jack, Papas Fritas… 

Reportage off : page 1 – page 2

Un aperçu des concerts du Primavera, dans l’ordre chronologique de ce que l’on a vu (vendredi et samedi).

Kokoshca : la pop espagnole n’est pas morte…

1er concert vu au Primavera Sound 2011 : Kokoshca à 18h. Le groupe espagnol pop rock joue sur la scène Jagermeister, le long de la mer. Un peu de monde, assis, tranquille, sirotant de la san miguel, lunettes de soleil vissées sur le nez. Ils sont 4 sur scène, chantent en espagnol. La chanteuse guitariste, commence le set derrière son clavier puis prend une guitare super belle, design, noire, cerclée de blanc. Le morceau «Mi Chica Preferida » fait résonner les guitares. Ils nous joueront leur LP La Fuerza. C’est rock, sympa, ça envoie un peu, mais ce n’est pas transcendant. A noter que beaucoup de groupes espagnols sont programmés en fin d’après-midi (La Célula Durmiente, Berlinetta, Senderos…).

Le folk de Jason Collet

Nous continuons à parcourir le site avec un arrêt rapide sur la scène Adidas où est programmé le canadien Jason Collet. Du pur folk : nous découvrons son univers sur quelques titres avant de reprendre notre marche car les concerts s’enchainent déjà.

The Fiery Furnaces, toujours aussi rock sur scène !

Les Fiery Furnaces, groupe américain formé par Matthew et Eleanor Friedberger, se présentent à 4 sur scène (guitare, basse, batterie et chant) et envoient du vrai rock’n’ roll. La chanteuse Eleanor Friedberger, micro à la main (simple mais très efficace) enchaine les titres, saccadés, très rythmiques, on aime. Le set commence avec « Charmaine Champagne », seront également joués « Ex-Guru », « Crystal Clear », « Waiting to Know You », « Single Again » (set list).

The National nous a réservé une énorme surprise !

Le chanteur, Matt arrive sur scène avec son verre de rouge à la main (on l’a déjà vu se pointer sur scène avec un shooter à la route du rock et assuré derrière donc pas d’inquiétude à avoir sur son état). Très très bon concert comme d’habitude, Matt impressionne toujours autant, il a la rage sur scène, balance le pied de son micro, va voir régulièrement son batteur et descendra dans la fosse chanter dans le public. 2 trompettes placées sur la gauche de la scène amènent un côté plus chaud à leurs titres qui se terminent souvent avec 2 guitares électriques. Plusieurs titres de l’album Boxer seront joués (Squalor Victoria, Start a War, Mistaken For Strangers. la pépite Fake Empire..), 3 titres d’Alligator (Abel, All The Wine et Mr. November). La set list est ici. Mais une surprise nous attend : une personne que l’on aime beaucoup va changer ce concert….


Et oui Sufjan Stevens est venu chanter sur 2 titres (Afraid Of Everyone et Terrible Love), tout à gauche de la scène. Un grand moment pour nous même s’il est resté très discret en assurant seulement les choeurs.

Fin du concert, nous traversons tout le site pour tenter de nous placer sur le concert de Belle and Sebastian… ah c’est déjà rempli (et oui c’est le gros problème du Primavera festival, il faut du temps, beaucoup parfois, pour aller d’une scène à l’autre, un véritable marathon…).

Belle and Sebastian danse avec le public sur scène

Fan depuis la découverte de l’album rouge dans ma chambre de lycéen et 3ème concert pour moi après Benicassim en 2004 et La Route du Rock en 2006. Par contre, dommage que les écossais soient programmés sur cette énorme scène avec un son qui va massacrer le début du concert et une caméra placée sur la droite qui va balayer la scène gênant la visibilité…. Le set commence par le titre « I Didn’t See It Coming » du dernier LP suivi de « I’m A Cuckoo ». Stuart s’amuse toujours autant sur scène, il danse tout le temps et comme d’habitude il va inviter plusieurs personnes du public à venir sur scène pour danser (ce sera sur le titre « Legal man »).


Il descendra aussi dans la fosse  pour se faire maquiller par une fan du 1er rang (la jeune fille sur la photo). Retour aux choses sérieuses avec les vieux titres que nous reprenons en choeur : Le Pastie De La Bourgeoisie, If You’re Feeling Sinister, The Stars of Track and Field, Judy and The Dream of Horses… superbe ! Le set se terminera par Sleep the Clock Around. Un bon concert mais j’ai préféré celui de la route du rock.

Shellac envoie sévère live !

On voulait absolument voir à quoi ressemblait un concert du groupe mythique de Steve Albini, le producteur des 1ers PJ Harvey mais aussi des albums de Pixies et Nirvana. Les fans sont massés devant la scène, ça bouge, slam dans tous les sens. Le groupe (trio) est capable de jouer des morceaux de 11 minutes (End Of Radio). Aucune concession, du rock brut qui tabasse !

Pulp : we are going to make history !

La scène San Miguel est noire de monde, pas de doute, c’est le concert que tout le monde attend. Rassurez-vous, Jarvis est en grande forme et ouvre le set par « Do you remember the first time ». L’ambiance est assez énorme, le public reprend les paroles et dansent. Le dandy anglais (chemise, cravate et barbe) parle souvent au public et lance un fameux « This evening is not about ancient history, we are going to make history! ». 15 titres au programme dont « Disco 2000 », « Babies », « This Is Hardcore » et en rappel « Razzmatazz ». A noter que Jarvis a dédicacé la chanson « Common People » aux indignados espagnols. Un retour plus que réussi !

Un peu rageant, nous décidons de ne pas voir Battles programmés à 3h45 car la fatigue est là et il faut encore marcher jusqu’à l’hôtel… (tant pis on les découvrira à la route du rock!).

A mi me gusta Pajaro Jack

2ème jour de festival.

Plus de monde le samedi : on est arrivé plus tôt pour avoir le temps d’aller écouter quelques groupes avant les têtes d’affiche, et c’est déjà la queue ! Qu’importe !
Découverte de Pajaro Jack, un groupe folk-pop espagnol sur la scène Adidas. Un moment agréable, il fait beau, il y a peu de monde. Originaires de Grenade, les 4 garçons venaient présenter leur EP « En los dias de calor ». Une belle découverte : des ballades folk chantées parfois en duo, par les 2 guitaristes, le bassiste et le batteur étant plus en retrait. Au passage, ils sont la révélation 2010 du prix jeunes talents, ils ont remporté le Pop-Rock Tour d’Andalousie (initiative organisée par l’Institut andalou de la Jeunesse, visant à promouvoir le travail des jeunes artistes). A la clé, une tournée, l’enregistrement d’un cd.
On entre assez vite dans leur univers lyrique. Le morceau « Las Luces » est plus rythmé ! C’est vrai que l’on n’est pas habitué à écouter de la folk espagnol mais pour démarrer cette 2nde soirée, c’est sympa.

Yuck

17h45. Yuck va commencer son set dans 15 minutes sur l’ATP stage. On se place sur les gradins en pierre. C’est drôle de regarder les gens qui arrivent. Il y en a pour tous les styles, les t-shirts indé défilent ! Enfin l’arrivée des 4 membres de Yuck ! Drôle de nom quand on y pense, « Beurk » et une cover d’album assez « strange » (1er album sorti en février). On repère d’emblée  le batteur, Jonny Rogoff, par son look : t-shirt rouge et  coupe afro.  Daniel Blumsberg, à l’inverse, dégingandé,  passe derrière le micro, guitare en main et commence à gratter le morceau « Holing Out » : Mariko Doi, la bassiste japonaise et Max Bloom, le guitariste, arrivent lunettes de soleil sur le nez. Ce n’est pas simple de jouer en fin d’après-midi mais dès que les 1ères notes du morceau « Suicide Policeman » s’élèvent, le public applaudit, et montrent qu’il n’est pas là par hasard. C’est ça le Primavera, on fait certes des découvertes mais vu la prog’ pointue, on a sélectionné ce que l’on vient voir !  Les morceaux rock-pop s’enchainent,  » the Wall « ,  » Get Away  » avec les sons saturés des guitares,  » Georgia « , avec le duo Daniel-Mariko au chant. La ballade  » Shook Down  » plus pop apaise.

La pop des Papas Fritas !

Et oui le groupe américain formé en 1993 est de retour depuis le mois de mai ! Ce soir ils sont 4 sur scène avec Tony Goddess au chant et à la guitare, Shivika Asthana, batteuse chanteuse, le bassiste et une autre jeune femme au clavier qui chante aussi.  Leur pop est toujours aussi rafraîchissante et les tubes du groupe fonctionnent toujours aussi bien : « Way You Walk » est une perfect pop song où le chanteur et la batteuse se répondent. Soleil et bonne humeur sont au rendez-vous ! Le groupe va également jouer « Say Goodbye », « Hey Hey You Say » ou encore « My Revolution ».


Le bassiste des Papas Fritas.

Les Fleet Foxes : sympa à l’apéro mais pas transcendants…

Le 1er concert en Espagne des américains (à 6 sur scène) ne va pas nous laisser un grand souvenir… Le chanteur arrive sur scène avec son bonnet vissé sur la tête mais aura du mal à nous captiver, l’ennui fait son apparition pendant la 1ère partie de concert avant le titre « White Winter Hymnal » enchaîné avec « Ragged Wood » du 1er album qui font décoller (enfin) le concert. Peut-être à revoir dans une salle plus intimiste pour apprécier pleinement leur folk.

Pj Harvey : un ange blanc

Nous décidons de nous placer à 21h devant la scène, son concert est programmé à 22h30… à gauche de la scène bien sûr, juste en face le micro, au 5ème rang (visibilité parfaite, 2 rangs de gagné par rapport à l’olympia). La diva du rock aura 10 minutes de retard mais on lui pardonne facilement. Ce soir elle est en robe blanche, ses plumes sont également là et son concert, certes calme, sera d’une grand beauté (n’en déplaise à ses détracteurs qui trouvent cela « chiant« ). Ce n’est pas notre cas. Nous avons touché le sublime sur un morceau (non joué à l’olympia), il s’agit de « Pocket Knife » : Pj danse devant nous, frappe dans ses mains, esquisse un début de danse du ventre…. Une vidéo you tube (mais filmée à Londres) est disponible. On prend une claque ! Autrement pas de grand changement par rapport a son concert parisien, beaucoup de titres du dernier LP, quelques vieux titres aussi comme C’mon Billy, The Sky Lit Up, Big Exit, Meet Ze Monsta, Angelene ou encore Down By the Water (la setlist est ici). La diva du rock boit de l’eau régulièrement, parle peu et change d’instrument pratiquement à chaque morceau : son auto-harpe qu’elle serre contre elle, guitare électrique, acoustique. Elle est simplement belle et quelle voix.

Mogwai

On enchaîne avec Mogwai sur la scène opposée ! Mais on est déconnecté. On arrive sur le morceau Rano Pano. Content de pouvoir les entendre, les voir c’est une autre affaire ! Beaucoup de monde, on se contentera de les apercevoir de loin, ou sur les écrans. Le public est massé, heureux, des anglais à côté de nous dansent dans leur coin ! Le son de Mogwai est impressionnant ce soir, la batterie est très lourde et le concert différent de celui donné à la route du rock en 2001 qui était vraiment énorme (le côté montagne russe se ressent moins je trouve, c’est plus direct). Ils joueront 13 morceaux, alternant des titres  du dernier album –San Pedro, Mexican Grand Prix, White Noise…- et d’autres plus anciens comme New Paths To Helicon, Pt 1. Auto Rock reste incroyable sur scène (la setlist).




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