Retour sur Fujiya & Miyagi (Antipode, 23 avril)

Compte-rendu du concert des Anglais de Fuyiga & Miyagi, samedi dernier à l’Antipode.

Autant le dire tout de suite : il y a encore une semaine, Fujiya & Miyagi étaient pour moi d’illustres inconnus.  Je pense pouvoir dire que je suis attentif à l’actualité musicale. Mais là, rien. Fugayi et Mijiquoi ? Heureusement qu’il y avait ceci et cela pour me faire, dans l’urgence, une culture minimale sur la question : Fujiya & Miyagi est donc un groupe anglais formé au début des années 2000, qui a sorti un bon premier disque en 2006 , « Transparent Things », dans un veine electro-krautpop, avant de retomber dans un relatif anonymat critique et commercial

Le pitch n’est pas transcendant, mais suffisant pour que je bouge mes grosses fesses vers les quartiers populaires, et en l’espèce, l’Antipode. Sans surprise (pluie, vacances, affiche), l’excentrée mais excellente salle de concert rennaise est aux trois quarts vide. Avantages : pas de queue au bar et tout l’espace nécessaire pour éviter les nuisances des connards de concerts. Inconvénient : c’est un poil tristounet.

Je ne vais pas blâmer les Rennais. Qui va interrompre son week-end pascal pour aller voir Depth Affect, calé en première partie ? Des machines et des hommes, trois en l’occurrence. Cela sonne à mes oreilles comme un mélange d’électro, tendance chill wave, et de turntablism, dans ce que ces deux sous-genres peuvent produire de plus convenu. A deux heures du mat’, à proximité d’un dance-floor, je dis pas. Mais là, à 21h30 dans une salle vide, je m’ennuie.

Viennent Fujiya & Miyagi. Un groupe, un vrai, avec guitare, basse, batterie et quand même, une petite collec’ de synthés. Et de fait, ça tient plutôt la route. Du bel oeuvre pop-rock, comme les Brits savent si bien le faire. Les chansons ne sont pas mémorables, mais toutes sont fabriquées avec soin. C’est en place, ça sonne, c’est rodé. Du coup, on prend un plaisir certain, malgré l’ambiance digne d’une fin de fête patronale, lorsque le groupe entame son mini best-of : Knickerbocker, Collarbone, Photocopier, Ankle Injuries notamment. Ça valait carrément les 1,20 euro du bus.

Merci infiniment à Marc, de l’excellent site alter1fo.com, pour les images d’illustration.

Posté par : vincent



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