Retour sur L’Instant Thé à l’Antipode

Compte-rendu de l’après-midi concerts avec Stranded Horse et Agnès Obel. Un moment intemporel… Article signé Emmanuelle.B

Hâte de se retrouver en ce dimanche en fin d’apres-midi, à l’Antipode, pour un moment particulier ! Une bonne idée pour nous sortir de la grisaille de l’hiver.  Cet « Instant Thé » est un temps convivial, à partager en famille… »une pause musicale sucrée« . Dimanche 6 était le 2ème rdv donné aux rennais, date qui affichait « complet » depuis quelques temps déjà…au grand regret des derniers qui harpentaient désespéremment le trottoir devant l’Antipode…Stranded Horse, un moment intemporel !

L’album Humbling Tides sur la platine tournait déjà depuis un mois ! Album chroniqué par Sylvain à relire ici.

Yann Tambour nous a plongé pendant  une heure dans une félicité quasi mystique ! Seul sur scène face à une salle bondée et silencieuse, les sons de sa kora ont pu s’élever et toucher notre âme… Depuis deux ans, il s’est consacré à l’apprentissage de cet intrument africain, une harpe luth mandingue, de 20 cordes, et a pu jouer avec le musicien Ballaké Sissoko, improvisateur et compositeur passionné, et  ré-interpréter quatres titres de « Churning Strides » (album 2007).

Le son des pincements des cordes se sont mêlés à son chant,  titres en anglais, hormis Les Axes Déréglés et Le Bleu et l’Ether.

Shields, le morceau attendu, nous a pris à la gorge. Il est rejoint par Carla Pallone, violoniste baroque de Mansfield Tya qui enrichit de son jeu deux titres de ce nouvel album.

Hey hey, when yearning dooms… Hey hey hey when spurges bloom.. C’est vraiment beau.

Etrange, quand s’élève Les Axes Déreglés à la guitare sèche, on a l’impression qu’un Yann différent est face à nous… un timbre de voix différent. S’enchaînent alors They’ve Unleashed The Hounds For The Wedding, Jolting Moon, Le Bleu et l’Ether… Les enfants devant la scène semblent apaisés par sa voix. Le silence qui règne entre les morceaux, le temps d’accorder la kora ou la guitare… est impressionnant.
Puis arrive la fin du set, What Difference Does It Make, la reprise des Smiths, est sublime, et Halos nous replonge dans 10 minutes de bonheur. Pureté des résonances, rien ne semble exister…

On va prendre l’air, la proximité avec les gens nous paraît tout à coup de trop…  Avant d’aller écouter Agnès Obel (qui fait la couverture de télérama), on s’attarde, on prolonge dans ce moment intemporel… Yann arrive, il est fatigué, nous dit-il, il enchaîne les dates, repart pour l’Espagne… mais est heureux d’avoir pu nous faire partager sa passion.

Repartant le vinyle sous le bras, on revient dans une salle bondée, des gens impatients d’entendre s’élever Philharmonics. (http://www.popisonfire.fr/news/909/59/La-chronique-de-l-album-d-Agnes-Obel.html)

Agnès Obel, majestueuse derrière son piano, est accompagnée d’une violoncelliste-guitariste. Le public ovationne Riverside, le morceau attendu. La chanteuse danoise échange quelques mots en anglais en début de chaque titre. Le moment est bien sûr magique. Just So s’élève , suivi de Close Watch que j’aime particulièrement, une reprise de John Cale. Elle reviendra deux fois, et finit par disparaitre. Les lumières se rallument, on ressort un peu déboussolé.

Un très beau moment !

Stranded Horse, au Café de la danse à Paris le 1er mars, et de retour sur Rennes pendant le festival des Embellies, le 15 mars, en 1ère partie de Katerine
Agnès Obel, à la Cigale, le 10 février




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