Lali Puna au Nouveau Casino

Live Report de leur concert du 5 juin 2010, avec sayCet en première partie.

20h00 Les trois membres de Saycet s’installent, les yeux rivés sur leur laptops et claviers. Configuration electro typique avec images projetées sur un écran placé côté cour et un rideau blanc, déplié derrière un des claviers. Une fois le premier titre joué, le groupe se présente rapidement et déclare qu’il « apprécie beaucoup Lali Puna, même si ça ne se fait pas de le dire ». La majeure partie du concert est consacrée à Through The Window, leur second album, sorti en Mars dernier. Si le chant trip-hop sur Easy, Opal et We Walk Fast est efficace, ce sont surtout les variations instrumentales qui amplifient la portée live du trio, comme l’intense version de Chromatic Bird, morceau le plus représentatif de la candeur mélodique de One Day At Home, le premier album, qui n’est d’ailleurs pas tellement représenté (hélas) ce soir là.
Le concert se termine sobrement, les noms des différents protagonistes du projet Saycet défilent à l’écran : générique de fin d’une électronique fiction.

21h10 Après de nombreux réglages micros effectués par Christian Heiss, le claviériste, les autres membres de Lali Puna arrivent sur scène, la chanteuse Valérie Trebeljahr, le batteur Christophe Brandner et le bassiste Markus Acher, fameux exilé de The Notwist. Future Tense, titre instrumental de Our Inventions, constitue l’introduction du show du groupe allemand. Le chant se fait entendre sur Safe Tomorrow : « Never going anywhere » phrase répétée en écho aux nappes soniques des Korg et Moog. Les chansons s’enchaînent, parfois sans s’en apercevoir, un demi sommeil mélodique. Le Nouveau Casino d’habitude atone s’avère démonstratif surtout sur Faking The Books et Remember. Le public donne de plus en plus de la voix, et certains lâchent des « Aaallleeeeeeeeerrrrrrr » hors-sujet, détruisant la force tranquille du frêle chant de Valérie Trebeljahr qui commente d’un ton amusé : « We’re just a band not a football team ! ». Le concert continue avec des morceaux où la magie a plus de mal à opérer. Subsistent quelques autres bons moments comme la loungesque Grin & Bear, et Scary World Theory, où Markus Acher se charge de casser la plénitude des morceaux par des nombreuses progressions rythmiques à la basse, accompagnées d’un jeu de batterie, subtilement énervé.

Après 1h15 de live, Valerie Trebeljahr reçoit un bouquet de roses, et Lali Puna quitte la scène mais la fosse du Nouveau Casino peine à se vider, probablement encore perdue dans les volutes électroniques du quatuor. Sûrement l’envie tenace de continuer à dormir debout…

Posté par : Maxime V



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